Sous le microscope : le virus Ebola

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La maladie à virus Ebola est une affection virale rare mais grave qui touche principalement certaines régions d’Afrique subsaharienne. Si les épidémies suscitent un vif intérêt, la transmission nécessite un contact direct avec des liquides biologiques infectés et ne se produit pas par simple contact. Comprendre comment le virus se propage et connaître les mesures mises en œuvre pour le contrôler permet d’apporter des réponses éclairées et proportionnées.

La maladie à virus Ebola est causée par des virus appartenant au genre Orthoebolavirus (anciennement Ebolavirus). Ces virus sont des virus à ARN enveloppés que l’on retrouve principalement en Afrique subsaharienne, où des épidémies surviennent de façon sporadique.

On connaît quatre des six orthoebolavirus responsables de maladies chez l’homme :

  • le virus Ebola (Orthoebolavirus zairense)
  • le virus Soudan (Orthoebolavirus sudanense)
  • le virus de la forêt de Taï (Orthoebolavirus taiense)
  • le virus Bundibugyo (Orthoebolavirus bundibugyoense) — Responsable de l’épidémie actuelle en République démocratique du Congo.

Selon l’OMS, les chauves-souris frugivores de la famille des Pteropodidae seraient les hôtes naturels des orthoebolavirus. Le virus peut se transmettre à l’homme par contact étroit avec des animaux infectés, tels que les chauves-souris frugivores, les chimpanzés, les gorilles, les singes, les antilopes forestières ou les porcs-épics, retrouvés malades ou morts dans les régions de forêt tropicale.

Le saviez-vous ?

Une fois transmis à l’homme, le virus Ebola se propage par contact direct avec du sang ou des liquides biologiques, et non par simple contact.

La maladie à virus Ebola peut entraîner une affection grave, souvent mortelle. Les premiers symptômes sont non spécifiques, c’est pourquoi un dépistage rapide et la maîtrise de l’infection sont essentiels en cas d’épidémie. Les symptômes peuvent inclure :

  • Fièvre, fatigue, douleurs musculaires, maux de tête et maux de gorge
  • Vomissements, diarrhée et douleurs abdominales
  • Dans certains cas, des hémorragies internes ou externes

Le saviez-vous ?

Certaines épidémies d’Ebola affichent des taux de mortalité allant de 80 à 90 %, selon l’espèce virale, l’accès aux soins et la rapidité de la réponse des autorités sanitaires.

Le virus Ebola se transmet par contact direct avec :

  • Le sang ou les liquides biologiques (par exemple, les selles, l’urine, la salive)
  • La peau lésée ou les muqueuses
  • Les surfaces ou le matériel médical contaminés

Il n’existe aucune preuve de transmission par voie aérienne dans le cadre des soins de santé courants ou en collectivité.

La maladie à virus Ebola peut évoluer rapidement vers une forme grave en l’absence d’une prise en charge adéquate. La gravité de la maladie varie en fonction de l’espèce virale et de la disponibilité des traitements médicaux. Les symptômes peuvent apparaître entre 2 et 21 jours après l’exposition, avec une période d’incubation moyenne de 8 à 10 jours après le contact.

Le saviez-vous ?

La période d’incubation, associée à des symptômes précoces non spécifiques, souligne l’importance d’un dépistage précoce et de mesures strictes de prévention des infections dans les établissements de santé.

Pour les systèmes de santé du monde entier, la maladie à virus Ebola souligne l’importance des pratiques fondamentales de prévention et de contrôle des infections, en particulier lors de la prise en charge de cas suspects ou confirmés.

La prévention des épidémies repose sur :

  • L’identification précoce et l’isolement
  • L’utilisation appropriée des équipements de protection individuelle (EPI)
  • La manipulation et l’élimination en toute sécurité des déchets infectieux
  • Des protocoles de désinfection validés pour les environnements et les équipements potentiellement contaminés par du sang ou des liquides biologiques

Le saviez-vous ?

Ces principes restent efficaces sans qu’il soit nécessaire de céder à la panique et constituent le fondement de réponses sûres et proportionnées aux épidémies de maladies infectieuses émergentes dans le monde entier.

Les autorités de santé publique indiquent que des précautions simples et adaptées peuvent contribuer à réduire le risque d’exposition dans les zones où la maladie à virus Ebola est présente.

Les précautions recommandées sont les suivantes :

  • Se laver les mains régulièrement à l’eau et au savon
  • Laver et éplucher les fruits et légumes avant de les consommer
  • Éviter tout contact étroit avec toute personne présentant des symptômes de la maladie à virus Ebola
  • Ne pas toucher ni consommer de viande crue ou insuffisamment cuite provenant d’animaux sauvages dans les régions où le virus Ebola est présent
  • Éviter tout contact avec les fluides corporels (tels que le sang) de toute personne susceptible d’être atteinte du virus Ebola, ou avec les objets avec lesquels elle aurait pu entrer en contact (par exemple, les vêtements ou la literie)
  • Ne pas manipuler d’animaux sauvages, en particulier les chauves-souris, les singes, les babouins et les chimpanzés

Remarque : ces mesures s’appliquent principalement dans les régions touchées et les zones avoisinantes ; elles ne sont généralement pas nécessaires en dehors de ces régions.

Les autorités de santé publique estiment que le risque de maladie à virus Ebola reste faible dans les régions situées en dehors des zones touchées, en particulier là où des systèmes de surveillance bien établis, une préparation clinique et des mesures de prévention et de contrôle des infections (PCI) sont en place.

Cette évaluation repose sur plusieurs facteurs clés :

  • L’épidémie est géographiquement circonscrite
  • La transmission nécessite un contact direct avec du sang ou des liquides biologiques, et non une exposition par voie aérienne
  • Les protocoles de dépistage, de surveillance et d’isolement sont bien établis à l’échelle mondiale
  • Les pratiques de PCI sont systématiquement appliquées dans les établissements de santé

Dans les pays disposant de systèmes de santé publique bien établis, les capacités de détection précoce, d’isolement et de prise en charge des cas suspects contribuent à limiter efficacement le risque de propagation.

Les détergents-désinfectants à base de dioxyde de chlore de Tristel, notamment FUSE, JET et JET LUX, ont été évalués conformément aux exigences de la norme EN 14885, y compris de la norme EN 14476 pour l’évaluation de l’activité virucide. Les essais ont été conduits à l’aide de virus nus hautement résistants (le poliovirus de type 1, l’adénovirus de type 5 et le norovirus murin) reconnus comme organismes de référence pour ldémontrer une activité virucide à large spectre.

L’efficacité démontrée contre ces virus plus résistants indique une activité contre les virus enveloppés moins résistants, y compris le virus Ebola, lorsque les produits sont utilisés conformément aux instructions du fabricant et aux temps de contact validés.


Références :

CDC (2026). Ebola Disease Basics. [online] Ebola. Available at: https://www.cdc.gov/ebola/about/index.html.

European CDC (2026). Ebola disease. [online] European Centre for Disease Prevention and Control. Available at: https://www.ecdc.europa.eu/en/ebola-disease [Accessed 2 Jun. 2026].

NHS (2026). Ebola Virus Disease. [online] NHS. Available at: https://www.nhs.uk/conditions/ebola/. WHO (2026). Ebola Disease. [online] Who.int. Available at: https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/ebola-disease.

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