Trouver le bon équilibre entre prévention des infections, praticité et durabilité

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Les dispositifs médicaux représentent une part importante de ces articles à usage unique et sont de plus en plus utilisés3, notamment pour réduire le risque d’infections nosocomiales et pour leur praticité. Cette tendance, qui devrait s’accentuer5, répond entre autres aux préoccupations liées à la sécurité des patients et aux pratiques des utilisateurs, mais n’est pas sans conséquences sur l’environnement.4 Une revue systématique comparant l’empreinte carbone des dispositifs médicaux à usage unique et réutilisables a ainsi montré que les dispositifs réutilisables présentaient systématiquement une empreinte carbone plus faible sur l’ensemble de leur cycle de vie.6

Le marché des dispositifs à usage unique a atteint 25,18 milliards de dollars en 2025 et devrait atteindre 42,43 milliards de dollars d’ici 2030.7

Dispositif conçu par le fabricant pour être utilisé une seule fois au cours d’une seule intervention, puis jeté après utilisation.Dispositif conçu par le fabricant pour être utilisé plusieurs fois, comme un instrument chirurgical stérilisé entre chaque utilisation.

Alors que le secteur de la santé cherche à concilier prévention des infections et pratiques durables, il est essentiel de mieux comprendre l’impact environnemental des dispositifs médicaux à usage unique et ceux réutilisables.

Examinons les conclusions de deux études récentes.

Les laryngoscopes à usage unique sont en passe de devenir un symbole de l’économie linéaire, fondée sur le modèle « extraire-fabriquer-jeter », dont l’impact coût environnemental est souvent négligé.

Cette étude est la première du genre à examiner, quantifier et comparer l’impact environnemental des laryngoscopes flexibles à usage unique et réutilisables. Pour comparer les deux types de dispositifs, les chercheurs ont adopté une approche « du berceau à la tombe » (norme ISO 14040). Celle-ci prend en compte l’ensemble des étapes du cycle de vie du dispositif :

  • Extraction des matières premières
  • Fabrication
  • Transport et distribution
  • Utilisation
    • Dispositifs réutilisables : retraitement à l’aide d’un laveur à ultrasons automatisé, incluant la consommation d’EPI, d’énergie et d’eau, ainsi que la production de déchets
    • Dispositifs à usage unique : consommation d’énergie liée à leur utilisation
  • Élimination en fin de vie avec les déchets municipaux ordinaires

En supposant qu’un laryngoscope réutilisable ait une durée de vie de six ans et soit utilisé 218 fois par an, l’étude a comparé l’impact des deux dispositifs sur un total de 1 308 utilisations.

L’utilisation d’un laryngoscope réutilisable plutôt que d’un modèle à usage unique permettait de réduire les émissions de carbone de 31 %, soit une économie de 804 kg d’équivalent CO₂ (kg CO₂e).

Notes relatives au graphique :

– Sur 1 308 utilisations, le laryngoscope réutilisable a généré 1 816 kg de CO₂e, contre 2 619 kg de CO₂e pour les laryngoscopes à usage unique.

Laryngoscope réutilisable : 62 % des émissions de carbone étaient liées au retraitement.

Laryngoscopes à usage unique : 80 % des émissions de carbone étaient liées à l’extraction des matières premières et à la fabrication.

Comme le montre le graphique ci-dessus, dans le cadre de cette étude, 62 % des émissions totales de gaz à effet de serre associées aux laryngoscopes réutilisables étaient liées à la production des EPI et au retraitement à l’aide d’un laveur à ultrasons automatisé.

À l’inverse, 80 % des émissions de gaz à effet de serre associées aux laryngoscopes à usage unique (2 095 kg de CO₂e) étaient liées à la production des matières premières et à la fabrication des dispositifs.

La comparaison a également montré que les laryngoscopes à usage unique présentaient une empreinte environnementale plus importante dans neuf autres catégories, notamment :

  • Effets cancérigènes sur la santé humaine (+14 %)
  • Réchauffement climatique, eutrophisation, effets respiratoires et épuisement des combustibles fossiles (+40 % à 50 %)
  • Formation de smog et acidification (X2)
  • Effets non cancérigènes et de l’écotoxicité (au moins X4,5 plus important)
  • Appauvrissement de la couche d’ozone (X96 plus important, soit une augmentation de 9 500 %)

L’étude a également déterminé le seuil à partir duquel le dispositif réutilisable devient plus avantageux sur le plan environnemental : dès la 82ᵉ utilisation, un laryngoscope réutilisable génère moins d’émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble de son cycle de vie qu’un modèle à usage unique.

Cette étude a comparé l’impact environnemental de trois scénarios différents :

  1. Utilisation exclusive d’un duodénoscope réutilisable pour 1 600 interventions.
  2. Utilisation exclusive de duodénoscopes à usage unique pour 1 600 interventions. Les dispositifs provenaient de deux fabricants différents, désignés dans l’étude par « usage unique A » et « usage unique B ».
  3. Utilisation d’un duodénoscope réutilisable (1 405 interventions), complétée par l’utilisation occasionnelle de duodénoscopes à usage unique A et B (195 interventions).

L’étude a pris en compte les différentes étapes du cycle de vie des dispositifs, de l’extraction des matières premières à leur élimination :

  • Extraction des matières premières
  • Fabrication
  • Transport et distribution
  • Utilisation
  • Dispositifs à usage unique : consommation d’énergie liée à leur utilisation
  • Dispositifs réutilisables : retraitement à l’aide d’un laveur-désinfecteur, incluant l’utilisation de réactifs et d’EPI, la production de déchets ainsi que la consommation d’énergie et d’eau
  • Élimination en fin de vie en tant que déchets biomédicaux par incinération à haute température

L’analyse du cycle de vie a mis en évidence l’empreinte carbone nettement plus faible des dispositifs réutilisables : elle était 62 à 82 fois inférieure à celle des scénarios reposant exclusivement sur des dispositifs à usage unique, et 10 fois inférieure à celle du scénario combinant dispositifs réutilisables et usage occasionnel de dispositifs à usage unique.

Les dispositifs à usage unique étaient principalement composés de polymères plastiques. Les dispositifs réutilisables étaient majoritairement constitués de composants métalliques. Bien que la fabrication des dispositifs réutilisables génère davantage d’émissions, ceux-ci présentent un impact environnemental plus faible en fin de vie. En effet, leurs composants sont recyclables. À l’inverse, les dispositifs à usage unique sont considérés comme des déchets biomédicaux et doivent être incinérés à haute température. Par rapport à la mise en décharge, ce processus entraîne des émissions de polluants nettement plus importantes. Il représente entre 5 152 et 6 176 kg de CO₂e sur 1 600 utilisations

Le retraitement est un facteur contribuant aux coûts et à l’empreinte environnementale des endoscopes réutilisables. Il constitue fréquemment un argument en faveur des dispositifs à usage unique. Cependant, cette étude montre que son empreinte carbone reste relativement faible. Elle s’élève à 128 kg de CO₂e sur la durée de vie d’un dispositif réutilisable. Ce chiffre est moindre face à l’incinération des dispositifs à usage unique.

Comme le montre le graphique suivant, le recours exclusif ou occasionnel aux duodénoscopes à usage unique a un impact environnemental nettement plus important.

Sur la durée de vie approximative d’un seul dispositif réutilisable, la quantité de plastique générée par l’utilisation de dispositifs à usage unique équivaudrait à celle nécessaire à la production de 220 000 bouteilles d’eau en plastique.

Dans chacun des deux scénarios reposant exclusivement sur des dispositifs à usage unique, les émissions de gaz à effet de serre équivalaient à celles générées par le chauffage d’un appartement pendant trois ans.

Assurer la sécurité des patients, faciliter le travail du personnel soignant et préserver notre planète ne sont pas incompatibles. Si les dispositifs à usage unique peuvent sembler pratiques, les deux études présentées montrent qu’ils ont un impact environnemental nettement plus important que les dispositifs réutilisables.

Dans les deux études, le retraitement constituait le principal facteur contribuant à l’empreinte carbone des dispositifs réutilisables, représentant respectivement 62 % et 84 % de leurs émissions totales. Cet impact était notamment lié à l’utilisation de méthodes nécessitant d’importantes quantités d’énergie et d’eau, telles que les laveurs à ultrasons automatisés et les laveurs-désinfecteurs.

Le choix de méthodes de retraitement plus durables peut contribuer à réduire l’impact environnemental des dispositifs réutilisables et à mieux concilier prévention des infections, praticité et pratiques durables.

Depuis plus de 30 ans, Tristel est spécialisé dans la prévention des infections et œuvre à limiter la transmission des micro-organismes entre les personnes, les surfaces et les dispositifs médicaux. Notre chimie, dioxyde de chlore Tristel, permet de réaliser une désinfection de haut niveau, en un temps de contact court, tout en répondant aux exigences réglementaires.

Pourquoi choisir Tristel ?

Les produits Tristel (dioxyde de chlore), sont efficaces contre un large éventail d’agents pathogènes, notamment les bactéries, les virus, les protozoaires, les levures, les champignons, les mycobactéries et les spores bactériennes.

Ils contribuent ainsi à prévenir les infections associées aux soins.

Grâce à leurs temps de contact courts, les désinfectants de haut niveau de la gamme Tristel (Trio Wipes System, DUO et Stella System) permettent un retraitement rapide, sans compromettre la sécurité ni la conformité, et contribuent ainsi à réduire la durée des cycles de retraitement des dispositifs médicaux réutilisables.

Tristel Trio Wipes System, Tristel DUO et Stella System sont simples à utiliser. Leurs instructions claires facilitent une utilisation correcte et efficace à chaque retraitement. Légers et compacts, ils peuvent facilement être utilisés sur le lieu de soins.

Bien qu’il repose sur l’utilisation de lingettes à usage unique, Tristel Trio Wipes System offre une solution de retraitement à moindre impact.

Son empreinte carbone, calculée et vérifiée par un organisme tiers conformément à la norme ISO 14067, est moindre grâce aux facteurs suivants :

  • aucun besoin d’électricité, de chauffage ou d’eau pour le retraitement ;
  • utilisation directement sur le lieu de soins ;
  • matériaux légers nécessitant peu de ressources pour leur fabrication.

Dans l’ensemble, Tristel Trio Wipes System offre un solution désinfectante plus durable sur le plan environnemental.

RÉFÉRENCES

1 Tee, N. C. H., Yeo, J.-A., Choolani, M., Poh, K. K., & Ang, T. L. (2024). Healthcare in the era of climate change and the need for environmental sustainability. Singapore Medical Journal65(4), 204–210. https://doi.org/10.4103/singaporemedj.SMJ-2024-035 

2, 3, 4 Rizan, C., Mortimer, F., Stancliffe, R., & Bhutta, M. F. (2020). Plastics in healthcare: Time for a re‑evaluation. Journal of the Royal Society of Medicine113 (2), 49–53. https://doi.org/10.1177/0141076819890554 

The Business Research Company. (2026). Single-use medical devices market report 2026https://www.thebusinessresearchcompany.com/report/single-use-medical-devices-market-report 

6,7 Booth, A., Chowaniec, M., Goyal, S., Faulkner, S., & Shaw, S. (2025). The carbon footprints of single-use and reusable medical devices: A systematic review. BMJ Open, 15(12), e108446. https://doi.org/10.1136/bmjopen-2025-108446